Le Nirvana les doigts dans le zen

Les causeries du Swami Bulchitananda

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A – Le monde des Gourous

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swami bhulchitananda

 

QUI EST SWAMI BULCHITANANDA?

Le gourou est l’essieu du Dharma, le moyeu de sagesse, graissé de dévotion, sur lequel tourne la jante large de la vérité. Swami Bul. (Boul) est le démonte-pneuma de la spiritualité.

Swaami: sanskrit. S’emploie à la fois pour dieu, prêtre, moine, gourou, fakir, magicien et escroc.

Bulchitananda : “Bul” (boul) viendrait de bolayati – plonger et ressurgir, “chit” (tchit) est la conscience et “aananda” le bonheur. C’est donc à une exploration des profondeurs de la psyché humaine que je vous convie ici. Certains voient dans « bul », le Bhu de Bhu-loka, « Le Plan Terrestre », et appellent le Vénérable moine « Béatitude de la Conscience Terreuse. » D’autres voient dans « Bu » la contraction de Bahu-Bollaka « Le Grand Orateur », ce qui ferait du sage « L’Aboyeur de la Pure Félicité ».En Anglais Bullshit c’est « connerie » rajoutez ananda et vous avez « pure connerie ».

Gourou : Le mot gourou est souvent traduit par « maître spirituel » ou toute personne vénérable et respectable. On lui ajoute le préfixe Sat, « vérité » (sadgourou) pour montrer son importance. L’étude des racines sanscrites du mot Gou-Rou peut en révéler plus. Gourou signifie lourd, étendu, gros, grand. Gourou, c’est vociférer, rugir comme un lion. C’est être élevé, véhément, violent, difficile, dur. Gourou, c’est parler, exprimer, murmurer. C’est aller, voir, aller se faire voir. Gourou, c’est éclater de joie. Gourou, c’est détruire par petits bouts (atomiser, pulvériser). Gourou, c’est traverser les eaux (le passeur, le guide), chier et faire chier (passer les excréments). Gourou, c’est avoir l’estomac lourd, être prégnant, plein de possibilités, de virtualités.

Le gourou est un donc un tueur, un gros lourd. Sa mission, son besoin, est de vous aider à vous libérer des masques et oripeaux de vos identifications. Il vous aide à reconnaître l’illusion de la réalité. Pour peu qu’il vous ait briffé -converti- à ces deux notions, leur nature, leur antagonisme. Et suggéré de – persuadé de – changer pour vivre dans La réalité.
Trouver un vrai gourou est aussi rare que de trouver de la Painite. Le minerai le plus rare sur terre (provient du Myanmar).

Il est dit que quand le disciple est prêt, le gourou arrive. Le contraire serait plus vrai: L’égo du gourou le pousse à s’entourer d’un troupeau servile lui servant de miroir. Quand la personne est prête à se laisser asservir, elle choisit son manipulateur cosmico-comique.

 

Sadhou

Swami Bagouzes en plein recuillement fumeux.

LE ROLE DU GOUROU
Les propos d’un gourou sont parfois déroutants. Ceux de Swami Boul s’accompagnent souvent d’insultes. C’est une façon de briser un moule de pensée ou d’attitude sclérosant, limitant. De gifler les faces endormies, glissant à la surface de leur vie. De remettre l’esprit discursif à sa juste et minuscule place. C’est une façon de créer un choc neuronal. D’annuler l’effet d’une soit-disant révélation, souvent confinée dans un discours pompeux, lénifiant, angélique. C’est aussi une technique employée pour repousser les hordes de pseudo chercheurs de vérité surfant sur le spirituel en dilettante béat.

Le gourou déconcerte par son très fort égo. Il s’accommode de tout le confort, l’attention, le pouvoir, la crédulité qu’on lui accorde et qu’il provoque. Le gourou est un PDG exigeant. Il gère des idées, des disciples, des propriétés, du capital, du pouvoir. Ultimement cela lui permet d’éviter le désœuvrement ou la prison.

Après sa « réalisation » si le gourou est indien il reste indien. S’il était con, méchant ou belge, même chose. Sa « réalisation » ne lui permettra pas de jouer « par miracle » du banjo ou de parler le japonais. Le maître ne devient pas un volatile divin avec des ailes dans le dos. Pour amuser les disciples, certains maîtres répandent quelques plumes autour d’eux en marchant. D’autres font apparaître des montres bon marché ou des photos de Jésus de leur manche. La plus part utilisent leur charisme naturel, le son chaud de leur voix et quelques techniques d’hypnose. On les appelaient des fakirs au 19ème siècle. En Occident, on les appelle aujourd’hui des magiciens, des gens de scène, des bonimenteurs. Ce sont les mêmes techniques employés en politique, dans la publicité et les médias.

Tous les être réalisés n’ont pas assez de courage ou d’ambition pour devenir gourou. Ils ne parlent pas de leur état comme d’un état suprême, ni de la réalisation comme quelque chose d’existant. Pourtant tous les gourous prétendent être réalisés au plus haut degré, bien plus que le gourou voisin, et promettent la réalisation comme une récompense pour les plus méritants. Quand les disciples acceptent que le gourou remplace dieu, celui-ci peut faire ce qu’il veut d’eux. Il est étonnant de voir toutes ses personnes qui approchent les gourous, perdre tout sens critique, toute logique, tout respect d’eux-mêmes. Il faut être un abruti pour se plier à des règles ou des écrits que le gourou enseigne et ne suit pas lui même.

Chaque époque a ses tendances.
Les gourous deviennent de plus en plus serviles et aucun gourou indien ne résiste à « l’occidation » (corruption par contact avec  l’Occident). Le gourou est balayé par les changements de modes, comme le vulgaire produit qu’il est. Après la mode des hôpitaux et écoles des années 80, la dernière tendance chez les gourous est de faire du développement personnel. Ils commentent les bienfaits d’un régime alimentaire ou consolident la croissance d’une société en lisant dans les astres. Les joints, le nudisme et les cheveux longs des années 60 sont bien loin. 

Le gourou est un missionnaire, un religieux, dont le but n’est pas de vous libérer mais de vous enchainer à ses concepts. Son enseignement est l’articulation d’une théologie apprise de façon bornée dans un monastère. Le gourou doit appartenir à un courant religieux, sans ça pas de reconnaissance des autres familles religieuses et pas de part du gâteau. En général, le gourou est dit « au-dessus des religions » et s’il n’est pas lui-même un moine ordonné et érudit (comme Amma, voir plus loin) il s’entourera d’un groupe religieux qui fera le travail de propagande à sa place.

Un aspect dangereux des sectes est l’imposition faite de considérer le gourou (et ses représentants à qui il donne pouvoir) comme étant dieu lui-même. L’équation est la suivante: soit tu abdiques ta volonté (croyances, temps, travail, argent) à celle du « dieu vivant » ou sinon tu seras mis de plus en plus à l’écart, jusqu’à ce que tu comprennes ou que tu t’en ailles dégouté. Le culte du gourou se substitue à l’adoration de ton dieu. Le gourou est doté de tous les pouvoirs et lui seul peut t’amener à la libération finale. Nul besoin de dire ici la dangerosité d’une telle pratique.

Pour devenir gourou il vous faut devenir moine ou faire décréter par d’autres que vous êtes un être à part qui n’a nul besoin de religion ou d’enseignement. Un disciple ambitieux aura bien du mal à devenir un gourou auprès de son grand gourou. Il devra s’exiler. Ce disciple, dont seul l’égo est illuminé, partira fonder une autre secte et proposera un nirvana plus pur et plus facile. Ce nouveau maitre proposera le 9ème ciel, alors qu’avec l’ancien gourou c’était le 7ème ciel, seulement. Ce disciple s’auto proclamera gourou et débutera une carrière. Sa notoriété tiendra à la vitesse de la propagande et de la rumeur. Son unique travail consistera à voyager et faire reluire son aura. Les rentrées d’argent se feront par les conférences, vente de livres, d’encens, les dons, les bénédictions. Cela conviendra à la majorité de ces VRP de la spiritualité. Beaucoup de leurs œuvres seront au noir. Tous ces gourous de quartier espèreront devenir le gourou qui gagne des millions et passe à la télé.

 

swamiball

 Swamis en méditation profonde

LE PETIT MONDE DES GOUROUS …ET DES DISCIPLES
Iil faut dire qu’un bon nombre de gourous nous sont connus parce qu’une poignée de véritables professionnels de l’édition et de la spiritualité , européens, américains ou australiens, nous les ont fait connaitre. Ces pré-gourous attendaient d’être « sagement découverts » sur les lieux de tourisme religieux connus des guides occidentaux. Ces gourous ont l’avantage d’être érudits et pré-occidentalisés. La promotion et les ventes seront donc rapides et assurées. Ce sont ces gourous, spirituellement corrects, que vous connaissez.

Il y a mieux, mais plus rare: le gourou à fabriquer soit même. Ce sera souvent un analphabète malléable qui donnera matière à DVD, stages, croisières, livres. Le « découvreur »du gourou écrira sa propre vision de la philosophie attribuée au gourou complice.
Puis, Le découvreur, d’écrivain deviendra disciple et sera élu gourou à son tour. Une position qui augmentera les ventes de livres et permet l’achat d’un terrain, la construction d’un lieu de retraite et autres. C’est une façon d’assurer la pérennité des rentrées d’argent.

 

chfabre

Il y a aussi le PDG qui gère des affaires en Inde et se fait passer pour un gourou. Il viendra sur les plateaux télé pour faire la promo de son livre et se faire connaitre des investisseurs. Comme Swami Pranavananda, alias Christian Fabre, qui fait produire en Inde les vêtements des grandes marques internationales. Il affirme être un gourou, avoir un ermitage, des disciples, un dispensaire pour les malades. Son « monastère » est en fait un vaste domaine et villa en montagne. Il y va 1 fois par mois, manger, dormir et récolter le bénéfice de ses plantations de café et vanille. Il n’y a aucun disciple, aucun docteur, aucun centre de soin (Kolli Hills près de Salem, pays Tamoul) – la promo passée, son site internet spirituel n’est même plus en ligne. Il a aussi mis en vente son nom de domaine. http://www.aumnamahshivaya.org/ . Il n’y a pas de petit profit pour ces petites gens.

 

KALKI ET AMMA BHAGAWAN

Kalki et Amma Bhagawan – Photo Tv9 Telugu 2010

A Chennai (ex Madras) il y a deux gourous qui prétendent être des avatars divins (Seigneur Kalki et Seigneur Amma).  Kalki est le nom du dernier avatar de Vishnou avant la destruction du monde et Bhagawan signifie dieu, rien que ça . Leur rôle est d’illuminer 64000 personnes avant 2012. L’accès à la sainteté étant assez élevé, ils ont déjà récolté plusieurs millions de dollars qu’ils ont fait fructifier. Pourquoi pas! Chaque gourou a sa méthode et son discours pour appâter le « dévot ». Avec toujours la même finalité: l’argent et le pouvoir… mais surtout l’argent.

L’Inde, fourmille de milliers d’illuminés en tous genres. Beaucoup espèrent quelques disciples occidentaux. Tous rêvent de devenir gourous d’exportation. Ils prêcheront, agiront et s’habilleront au gré des névroses de l’Occident. Ces illuminés seront récupérés, conditionnés, édulcorés, polis, pour servir une vision angélique de la spiritualité et du travail d’un maître. Les occidentaux n’ont droit qu’a des suppositoires soporifiques. Contrôle d’âmes et d’ânes oblige.

Ces semblants de gourous donnent une image simpliste de la spiritualité, à des paumés en perte de repères psychologiques et religieux. Les disciples sont les « enfants », incapables et ignorants qu’ils faut éduquer, diriger, parfois punir. Le gourou se retrouve alors avec des bébés régressifs aimantés à sa robe de bure. Ils lui donnent du swami-dji, baba-dji Pandit-dji ou amma-tchi (Mon-maimaitre-à-moi, Ma mémère-à-moi) toute la journée.  Ca fait plaisir mais à la longue, ça pèse. Le gourou reçoit le surnom affectueux d’Appa ou baba, (papa) ou « Amma », (maman), Dévi (déesse), Pandit (érudit). Souvent, le mot Shri (radieux, lumineux) sera placé devant le nom jusqu’à écœurement: « Shri Shri Shri Shri Sage Machin ».

On lit trop souvent dans les journaux en Inde et ailleurs, des crimes commis par des gourous, que même le plus bas des hommes ne ferait pas à son pire ennemi. Meurtres, viols et vols sont courants. « Se taper » des petites filles ou des petits garçons, tout en prêchant le célibat et autres belles vertus. Se laisser offrir (subtil), s’emparer (plus courant), d’un terrain, un château ou des montres serties de diamants, tout en prêchant le détachement et la pauvreté. « Ca faisait tant plaisir au disciple! De toute façon il a les moyens! Et les pierres « précieuses » sont éternelles! ». J’ai vu un gourou dont la montre aurait pu acheter le palace parisien dans lequel il était descendu. Ce même gourou USA obligeait des familles pauvres à donner la dîme (usage inconnu chez les hindous), alors que celles-ci n’arrivaient déjà pas à nourrir leurs enfants (Gourou mort d’un cancer du colon). Certaines histoires vont jusqu’au meurtre – Comme ce gourou américain qui avait abattu son dealer de cocaïne parce que celui-ci couchait avec sa petite amie!

 

deesse Kaliamma en marie

LA CREATION D’AMMA, un cas d’école récent (et envié)
Que dire de Suddhamani, cette indienne, pauvre, inculte, fille de pêcheurs d’un village du Kerala au sud de l’Inde, transformée en  gourou super star Mata Amritanandamayi…

Au début de sa « carrière », Amma faisait un show habillée en déesse Kali. Armée de sabres, elle tournoyait en bavant et en criant, face à des villageois rigolards et bourrés. Amma divaguait à moitié nue la nuit sur la plage, en appelant son bien-aimé le dieu Krishna. Ces transes sont très courantes dans les cultes de basses castes en Inde. Si vous l’aviez vue à cette époque, seriez-vous tombé en extase devant ses agissements? je le ne crois pas. Le marketing de la « sage » n’avait pas encore commencé.

Amma a été battue et violée étant jeune, par sa famille et les villageois. Elle n’a pas voulu de mari, lui préférant un éternel amant lointain et divin, le dieu Krishna. Elle n’a pas d’enfant et a été ménopausée très tôt. Son seul échappatoire et source de revenus, qui l’a mise en sécurité de sa famille et des hommes, fut de se réfugier dans un mysticisme délirant et parfois violent. Vous comprenez mieux maintenant ses parodies de vengeance d’un principe mâle destructeur, son besoin d’enfant, d’embrasser. Nul besoin de rappeler qu’Amma ne professait aucun enseignement religieux et que nous étions loin de la spiritualité doucereuse et caritative qu’elle présente aujourd’hui.

Création de l’icône: de Suddhamani à Amma

En Inde, la religion sert d’exutoire des pulsions et des névroses. On y laisse tranquille les illuminés, ils peuvent devenir une attraction (source de revenus et de renommée pour la famille, le groupe ou le village). Le/la mystique est affublé de pouvoirs de guérisons et autres prodiges, dignes de notre plus sombre moyen-âge. Encore une fois, c’est l’Occident qui se laisse aller à la déraison, acquiesce bêtement à une forme d’infantilisme qui l’occupe et l’endors. Il le souhaite, le crée, le soutient. Les indiens sont aussi de grands consommateurs de ce genre d’excentricité de foire. Un passe-temps de misère pour des miséreux pleurant sur leur sort, espérant que quelqu’un les aide à en sortir alors qu’ils s’y complaisent.

Un jour, un petit groupe de sangsues de la spiritualité entendit parler de cette femme, (Des Indiens et occidentaux qui se lamentaient de la perte de leur gourou à Arunachala, une ville sainte squattée par des touristes, spiritueux sans visa). Ils avaient enfin trouvé une nouvelle proie à dépecer. La jeune Suddhamani – (« Shuddha, pur – Mani, joyau »)  n’était pas encore Amma. Elle portait des robes à fleurs, aimait se balader, parler et rigoler avec tous. Ils sont venus lui dire d’arrêter ça. Malgré ses premiers refus, ils lui ont donné un nouveau nom et interdit l’ancien. Suddhamani est devenue Amma,  Le Maitre « Sri Sri Mata Amrita Anandamayi Devi Ma. » qui signifie: Très lumineuse DEESSE Mère de l’Océan de nectar de béatitude. Ca c’est du Top marketing pour surfeur spirituel! Il fallait taper fort car dans le monde des gourous on se bat aussi à coup de superlatifs. Ils ne pouvaient quand même pas appeler Amma, « fille de pécheur analphabète qui délire sur la plage, les cheveux au vent. » Et pourtant, Suddhamani ne faisait rien d’autre à cette époque, vraiment bénie. Puis le groupe de sangsues l’a habillé de blanc (couleur de deuil pour une indienne), pour créer une image de sage (comme pour Gandhi). Ils lui ont interdit les familiarités: plus d’amis, de jeux, de sorties, de vie de village. Plus de danses de sabres et de transes peu civilisées. L’icône était créée. De petits sacrifices ne sont-ils pas nécessaires pour assurer le succès d’une entreprise?

Les sangsues, les 5 mâles du début (Et oui, derrière Amma c’est une affaire d’hommes) se sont affiliées à une branche de l’hindouisme Védanta*. Ils ont pu ainsi avoir le droit de créer un ordre monastique officiel (une marque déposée, un « rang religieux »). Le Mata Amrita Anandamayi Math ou Ordre Monastique d’AMMA a été créé pour professer, en son nom, un enseignement basé sur une orthodoxie de façade. Son hindouisme dévotionnel, lié à l’enfant, commun en Inde, a tout de suite été adopté par le reste des hindous proches des cultes de l’enfant (Ganesh, Krishna, Kartika, Rama). Elle a su plaire à un Occident en demande émotionnelle: La douceur maternelle, le besoin de sécurité, de consolation, d’une dame blanche (surtout chez les jeunes femmes des pays anglo-saxons).

*Le védanta ou Advaita Vedanta est une synergie de courants, un syncrétisme, une philosophie religieusement correcte et à forte puissance médiatique, appelée « hindouisme » par des Européens un peu myopes. Le Védanta est un courant de « salut par la connaissance ». C’est une réforme, tout comme le bouddhisme, des croyances plus anciennes, libres et multiples d’une Inde paysanne, chamanique, animiste. Les divinités principales du Vedanta sont les dieux Krishna et Rama et le livre principal est la Baghavad Gita tiré du Maha Bharata. Le Védanta est le bras missionnaire du brahmanisme des castes supérieures du Nord de l’Inde. Le Védanta est une religion (si si):  avec des cultes, livres, gourous, temples, sacrements, saints, autorités religieuses, lieux de pèlerinage. Le Védanta, professe un semblant d’unicité divine détachée des rites. Mais alors pourquoi ces rituels et ces statues dans leurs centres d’enseignements?

Au début, l’Entreprise « Amma et Compagnie » était dirigée par les indiens et les français. Mais les américains et les australiens les ont détrônés par leur efficacité et la puissance du marché anglophone de la spiritualité.
Le produit était fin prêt. Et Amma a saisi l’opportunité, elle a accepté le rôle. Rendez-vous compte: de chamane villageoise elle se retrouve déesse internationale, au compte en banque bien rempli. Et l’histoire à fait le reste…
Aujourd’hui, pour la voir, vous devez prendre un ticket. En attendant de passer près d’elle, vous pouvez visiter les nombreux stands de vente qui l’entoure et vous restaurer dans un snack indien ou occidental. Amma inc., marque déposée. Vous avez même une boutique en ligne: http://www.ammaboutique.org/index.php . Amrita Anandamayi, est au coeur d’un petit business pour « fans ».

La tête de gondole
Amma reçoit des prix, des récompenses, que son groupe demande en son honneur. L’Occident aime avoir des gourous avec pedigree, un produit lissé qui passe bien à l’image. Le diplôme, la statuette, ca fait plaisir aux foules médiatisées.
Amma a la reconnaissance d’un Occident exempt de valeurs et de leaders. Un Occident bien content de s’appuyer sur quelqu’un qui ne remet pas en question son totalitarisme planétaire et ses massacres coloniaux. Elle lui offre en retour du succès, un troupeau d’agneaux disciplinés et apolitiques. L’Empire achève sa chute par la fuite dans le rêve, c’est son mode de fonctionnement. En fait, l’Occident n’est ni intelligent ni paisible. Le principal avantage d’Amma pour le Néo colonialisme mondial, est de présenter une spiritualité infantile détachée de la réalité, qui ne conteste jamais l’injustice ni les abus des dirigeants. Amma compte sur le système capitaliste pour sa propre trésorerie. Elle n’est pas là pour le changer, le critiquer, ni révolutionner quoi que ce soit.

Amma ne fait-elle pas des hôpitaux, des écoles, n’aide-elle pas les pauvres?
Elle a fait des hôpitaux et des écoles en Inde, avec l’argent d’autres pauvres et parce que c’était demandé et attendu par ses groupies new-age (mode des gourous des années 80). Et  alors! c’est très bien, mais ce n’est pas son rôle. Si son but est de soigner et d’éduquer, elle devrait postuler au ministère de l’éducation ou de la santé indien. Si elle a des pouvoirs de guérison miraculeux et illimités, qu’elle fasse la tournée des hôpitaux, on l’attend avec impatience. On attend aussi Saï Baba, gourou magicien, sensé avoir le don de ressusciter les morts. (oups il est mort, le dieu vivant – (La police vient de retrouver 98kg d’or et 307kg d’argent dans une de ses chambres)
Quelles bande de cons! ils insultent la souffrance et la vie avec leurs mensonges (normal pour des escrocs). Rappelons que le gouvernement indien, malgré ses difficultés, a donné les soins et l’instruction à presque tous ses habitants en un temps record.

Son quartier Général « Amrita Puri » (photo ci dessous), la ville d’Amma, défigure l’une des plus jolie lagune du Kerala avec ses bâtiments hideux. Nous sommes loin d’une conception védique écologique!

Regardez, l’horreur et le mensonge sont devant vos yeux.
la question est: Combien de temps allez-vous mettre pour le voir!

 

quartier general amma

Amrita Puri, le quartier général d’Amma et Compagnie

 

Tout le monde est pareil aux yeux d’Amma – pub dans un de ses livres. Présentez vous comme simple quidam et demandez un entretien:  vous serez rejeté. Mais qu’un riche marchand indien veuille faire un gros don, il sera reçu de suite en VIP. Tout le monde lui lèchera les bottes et Amma lui accordera un entretien. Elle lui fera de beaux sourires, même si elle sait qu’il exploite une masse de pauvres gens, femmes et enfants compris. Non, Amma n’est pas détachée au point de ne pas savoir ce que font tous ces exploiteurs.

La mystique est devenue riche et célèbre, une autre forme de transe, qui étourdit aussi. Sa vision de l’être Humain? « C’est un sac à merde » déclare t’elle en petit comité (Une des théories de l’hindouisme, du rejet de l’Homme et du monde, Neti Neti). Elle, si douce, qui prend chacun dans ses bras avec amour, je l’ai entendu crier, frapper et humilier ses moines en privé. C’est une discipline de fer, loin des caméras. Moi j’appelle ca de l’abus de pouvoir et des violences. Ah, si vous pouviez vous faire discret et passer ne serait-ce qu’une  semaine à ses cotés…

Amma est humaine, elle mange, elle pète, elle rote, elle rigole, elle aime, elle crie, elle frappe. Elle a une panoplie presque complète, le sexe en moins (aucune preuve à ce sujet). Mais qui sait. Le célèbre Gandhi, qui se disait fidèle et abstinent, a eu plusieurs maitresses et a couché avec plus de 20 jeunes filles à peine pubères. Il a déclaré qu’il faisait une expérience sur le célibat, mais qu’il n’a pas toujours pu résister à la tentation du sexe avec elles. Au matin il leur faisait des lavement pour effacer les traces de la nuit. Après tout disait-il, se sont des « expériences ». Oui, mais c’est condamnable monsieur Gandhi!!! Ecoeurant et pathologique et si loin du discours de vérité et de pureté. La plupart des gourous ont des liaisons cachées, ce n’est pas un secret. Gandhi n’était pas un gourou, mais un vicieux c’est sûr.

Aujourd’hui, Amma ne fait plus de transes: plus de sang, de bave, de têtes de mort, de sabres. On se contente de la faire danser avec des fleurs. C’est une figure infantile et infantilisante, entre la Vierge Marie et une touriste hawaïenne. Les bras en l’air qui jettent des fleurs, servaient hier à envoyer des coups de sabres, c’est le même geste. Amma coupe les liens qui relient les âmes. OK, alors pourquoi lui faire jouer le rôle de gardienne d’ânes dépressifs? Parce que l’Occident qui fabrique ces ânes n’a plus de berger? L’Occident a besoin de tenir ses populations occupées pour ne pas qu’elles s’occupent de la réalité: qui tiens les rènes de l’argent et du pouvoir. Tout comme les villageois indiens se sentent au coeur du spirituel quand ils voient une possédée qui gesticule en hurlant, l’Occident à besoin de cette figure de Vierge Marie, sainte, Mère Théresa des pauvres. Amma est la copie Occidentalisé de la mère divine. Elle est gentille, elle aide les gens physiquement et spirituellement, c’est bien; elle n’est pas unique en cela. Nous aidons tous et donnons à notre prochain. Nous avons même fait des lois pour soutenir cette vision. Nous cultivons des valeurs d’égalité, de paix, de respect, d’amour, chacun comme il peut et quand il peut. Nous avons, en Europe, une spiritualité pluri millénaire et originale.  Pas besoin d’aller en Inde. Surtout que ceux qui y vont critiquent toujours  leur pays ce qui montre bien le mensonge de ces quêtes et leur futilité. Il ne faut pas oublier aussi que l’Inde, malgré sa spiritualité pluri-millénaire, est un pays, sale, violent, décadent et corrompu jusqu’à l’os.

Il y aurait eu en arabie, un fils de charpentier a qui on attribuait les mêmes pouvoirs qu’Amma. Puis il est mort, lui l’éternelle source de vie. Sa secte prétend le contraire et a créé un culte du zombie. Ce sont des rituels en réunion avec incantations, encens, prêche, passage en caisse. Ils participent aussi à des conversions forcées, meurtres, pédophilie, vols, soutien à des dictatures. Il y a 33000 sectes qui se réclament de ce même gourou fondateur (source wikipedia). Plusieurs de ces sectes se battent même entre elles, surement pour imposer la dictature de l’amour…

Amma n’est ni éternelle ni unique. La question pour l’Occident sera: quel levier utiliser après sa mort, pour contenir tous ces malades en quête de maman. Quand Suddhamani sera morte, « ils » forgeront une autre Amma. Avant Amma Amrita Anandamayi il y a eu d’autres Ammas dans l’histoire religieuse de l’Inde. Il y a beaucoup d’autres Ammas, non (re)connues de l’Occident, actuellement « en service » en Inde. Qui sera la nouvelle tête d’affiche?

Pour résumer: Amma est dans son délire, ceux qui la suivent aussi. Le groupe d’Amma Inc. ont des activités d’enseignement, de construction et des actions en bourse. Cela n’a rien de rare, spécial, saint, de miraculeux, d’universel ni d’obligatoire.

Pour info: Les nombreux déplacements d’Amma augmentent la pollution générale (trains, bus , avions, et les voitures des milliers de personnes qui viennent la voir). Amma est donc responsable de milliers de morts. L’arithmétique et la chimie sont aussi des sciences divines.

Bien qu’il y ait une différence entre la femme, la gourou et son organisation, entre ce que fait Amma et la symbolique de ses actes, Amma demeure le maitre puissant et autoritaire d’une secte hindoue.

 

mort du gourou

LA MORT DU GOUROU – Envol et fin du vol
Malgré la propagande béate des supposés « disciples » « dévôts » sur les pouvoirs supérieurs, variés et cosmiques des gourous, aucun de ces sages n’a échappé à la mort. (C’est pourtant ce qu’ils prétendent de quelqu’un qui peut guérir de la lèpre, trouver des places libres de parking ou déplacer les planètes de l’univers…)

A cause de leur mode de vie à la moralité vaseuse, la majorité des gourous succombe à des cancers (Hors le faible % de décès par accidents) Je vous laisse vérifier ces faits véridiques (sur les prochains aussi) et réfléchir surtout…
Une preuve de plus: Saï Baba, le faiseur de miracles qui aimaient les petits garçons, est mort le 24 mai 2011 après avoir passé plusieurs semaines à l’hôpital. Il souffrait de déficience cardiaque, pulmonaire et rénale. Le « dieu vivant » était mortel et n’est pas parti dans les meilleurs conditions.
Allez-vous encore attendre une preuve de plus pour vous rendre compte que ce sont des imposteurs?

A la mort du gourou, les « disciples » auront 2 attitudes habituelles :
- 1) S’ils peuvent cacher la vérité (cancer connu des seuls intimes) : De dire que le gourou est mort en odeur de sainteté ( pas vu, pas pris).

- 2) S’il pue trop (cancer connu par beaucoup), plusieurs possibilités:
A – De dire qu’il a pris notre souffrance en lui (fautes, péchés du groupe, de l’humanité, du cosmos, air bien connu)
B – Que ce mal est sa dernière épreuve personnelle sur cette terre.
C – Que cette maladie est une illusion, le maître ne souffre pas, il est pur. Il ne meurt pas vraiment.
D – Un mélange des quatre. Dans tous les cas, le maître savait, il a choisi de « partir ».

Il sera alors enterré (et non brûlé) et le lieu vénéré. On coule une dalle en béton et on y met une statue du dieu-gourou et quelques pots de fleurs. Le site deviendra un lieu saint de pèlerinage…et restera la propriété de la secte.

Les derniers moments du gourou seront illustrés de quelques détails troublants ou incongrus. Plus ce sera incroyable ou insignifiant, mieux ça sera. Les fidèles les plus proches s’empresseront de les faire passer au reste des groupies. On fait feu de tout bois, parce que la mort du gourou c’est la fin de la secte, et le départ des capitaux. La lutte de succession commence, la mémoire du mythe fondateur est entretenue. Le successeur ne fera jamais mieux. Si le réseau de donateurs a été bien construit, la secte continuera à vivre. On ventera les qualités illuminées du nouveau gourou mais personne n’y croira vraiment.

Et si, par hasard, le gourou meurt en bonne santé et à un age avancé, c’est une exultation sans borne de la part des disciples. Une preuve par dix de l’état de perfection et de pureté du maitre (Perfection et pureté, 2 fortes névroses dans la plupart des courants religieux/spirituels).

Certains maitres ne meurent pas, ils disparaissent ou se transforment en oiseau.. Il y en a pour tous les gouts. 

Harmonie et Unité

Il faut noter le nombre ahurissant de scissions, de luttes, de guerres, au sein d’une même religion ou d’une même secte, et ce depuis… depuis un sacré bout de temps.
C’est bien simple, on a l’impression que les valeurs qu’ils veulent nous enseigner sont d’abord des défis pour eux-mêmes. Et diviser le monde, les êtres humains, en « bons spirituels » face à de « vilains mondains » serait ridicule si ce n’était destructeur. Ne parlons pas de la fraternité inter-religieuse, l’oeucuménisme qui est que toutes les religions sont solubles dans la supposée vraie, le christianisme. L’amour, la paix, la compassion? Seulement des mots, devant les cameras, pour les gogos qui mendient leur salut.

Les prophètes, sages et autres saints, ne sont plus ce qu’ils étaient supposés être. A moins qu’ils aient toujours été comme ça: Des trafiquants d’âmes, qui veulent faire visiter, sans carte, un pays inconnu d’eux, à des gens qu’ils traitent de touristes ignorants.

L’ignorance par le savoir est la crasse de l’Humanité. Les manipulations par la peur, le rêve et l’espoir nous abrutissent depuis des millénaires.
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yoyo

« Lève les bras, t’auras l’air d’un prophète !« 
SWAMI BULCHITANANDA

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